Les Catalogues
Salon du dessin 2024
Publié en mars 2024
Catalogue édité à l’occasion de notre participation au Salon du dessin 2024.
Il s’agit de la 32ème édition du Salon du dessin, événement international majeur qui montre les plus belles feuilles en art ancien, moderne, contemporain et qui fédère tous les évènements autour des arts graphiques.
Feuilleter le catalogue
Liste des artistes
Selon leur ordre d’apparition au catalogue
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Atelier de Francesco SQUARCIONE (Padoue 1397 – Padoue 1468)
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Hanns LAUTENSACK (Bamberg vers 1520 – Vienne 1565)
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Orazio SAMACCHINI (Bologne 1532 – Bologne 1577)
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Hans BOL (Malines 1534 – Amsterdam 1593)
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Alessandro ALLORI (Florence 1535 – Florence 1607)
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Peter de WITTE, dit Pietro CANDIDO (Bruges 1548 – Munich 1628)
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Abraham BLOEMAERT (Gorinchem 1564 – Utrecht 1651)
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Hendrick DE CLERCK (Bruxelles vers 1560 – Bruxelles 1630)
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Daniel RABEL (Paris 1578 – Paris 1637)
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Luciano BORZONE (Gênes 1590 – Gênes 1645)
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Crispijn DE PASSE II (Cologne vers 1593 – Amsterdam 1670)
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Hermann WEYER (Cobourg 1596 – Cobourg vers 1621)
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Grégoire HURET (Lyon 1606 – Paris 1670)
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Cornelis SAFTLEVEN (Gorinchem 1607 – Rotterdam 1681)
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Charles LE BRUN (Paris 1619 – Paris 1690)
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Nicolas de PLATTEMONTAGNE (Paris 1631 – Paris 1706)
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Raymond LAFAGE (Lisle-sur-Tarn 1656 – Lyon 1684)
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Cornelis DUSART (Haarlem 1660 – Haarlem 1704)
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Claude GILLOT (Langres 1673 – Paris 1722)
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François LEMOYNE (Paris 1688 – Paris 1737)
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Nicolas LANCRET (Paris 1690 – Paris 1743)
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Joseph-Ignace-François PARROCEL (Avignon 1704 – Paris 1781)
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Jean-Baptiste-Marie PIERRE (Paris 1714 – Paris 1789)
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Gabriel de SAINT-AUBIN (Paris 1724 – Paris 1780)
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Elisabeth VIGEE LE BRUN (Paris 1755 – Paris 1842)
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François-Marius GRANET (Aix-en-Provence 1775 – Aix-en-Provence 1849)
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Jean-Lubin VAUZELLE (Angerville 1776 – Paris 1839)
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Jean-Auguste-Dominique INGRES (Montauban 1780 – Paris 1867)
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Philibert d’Amiens de RANCHICOURT (Béthune 1781 – Ranchicourt 1825)
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Merry-Joseph BLONDEL (Paris 1781 – Paris 1853)
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Théodore GERICAULT (Rouen 1791 – Paris 1824)
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Antoine-Louis BARYE (Paris 1795 – Paris 1875)
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Eugène DELACROIX (Charenton-St-Maurice 1798 – Paris 1863)
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Alfred DE DREUX (Paris 1810 – Paris 1860)
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Théodore ROUSSEAU (Paris 1812 – Barbizon 1867)
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Olivier BRO DE COMERES (Paris 1813 – Paris 1874)
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Jean-François MILLET (Gréville-Hague 1814 – Barbizon 1875)
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François-Auguste RAVIER (Lyon 1814 – Morestel 1895)
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Gustave COURBET (Ornans 1819 – La Tour-de-Peilz 1877)
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Félix-Joseph BARRIAS (Paris 1822 – Paris 1907)
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Pierre PUVIS DE CHAVANNES (Lyon 1824 – Paris 1898)
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Alexis-Joseph MAZEROLLE (Paris 1826 – Paris 1899)
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Gustave DORE (Strasbourg 1832 – Paris 1883)
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Albert LEBOURG (Montfort-sur-Risle 1849 – Rouen 1928)
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John SERGEANT (Londres 1937 – Bronllys 2010)
Focus sur l’œuvre en couverture
Jean-Auguste-Dominique INGRES
(Montauban 1780 – Paris 1867)
Etude de licteur
Crayon noir, sanguine
47×41 cm
Annoté en haut à droite « grand clair »
Etude pour la figure de licteur en bas à droite du tableau Le Martyre de Saint Symphorien, peint en 1834 et conservé dans la cathédrale Saint-Lazare à Autun.
Provenance
Pierre-Auguste Pichon (1805-1900), élève d’Ingres, puis par descendance familiale
Avec L’Age d’or et L’Apothéose d’Homer, le Martyre de Saint Symphorien est l’une des compositions de Jean-Auguste-Dominique Ingres qui compte le plus de dessins préparatoires.
Si plusieurs institutions internationales conservent des études pour la composition, le musée Ingres de Montauban en conserve à lui seul plus de deux cent. Commandé en 1824 par l’évèque d’Autun pour la cathédrale Saint-Lazare, juste après le succès obtenu par l’artiste avec son Vœu de Louis XIII, , le tableau définitif est achevé près de dix ans plus tard en 1834.
Entre les premières études qui aboutissent au modello de 1827 et le tableau final, les centaines d’études conservées permettent de suivre l’évolution des personnages dans la composition.
Inédite, notre étude prépare la figure de licteur à droite de la composition et constitue une sorte de pivot essentiel puisqu’on y voit Ingres passer de la première solution envisagée à celle finalement retenue.
Les recherches sur la position du bras droit du licteur montrent en effet les trois positions étudiées par l’artiste dans sa quête de perfection. Le bras tendu esquissé à la sanguine dans notre dessin correspond à la position retenue dans le modello de 1827 de l’ancienne collection Varcollier, et dans l’étude peinte du Fogg Art museum de Boston, intermédiaire entre le modello et la composition définitive.
Deux dessins conservés au musée Ingres de Montauban permettent de suivre les recherches de l’artiste sur la position du bras droit. Tandis que le premier (Inv. 867.1844) isole la figure du licteur en conservant la position horizontale du bras droit, le deuxième esquisse pour la première fois le bras tendu vers le bas et propose une variante avec le bras replié sur le ventre (Inv. 867.1872 verso).
Isolant la solution définitivement retenue, notre dessin se place à la fin du processus créatif de l’artiste. L’élégance de la mise en page et la puissance qui s’en dégage témoignent de l’admiration de l’artiste pour les dessinateurs de la Renaissance italienne et en particulier pour Raphael.

